Alors, pour commencer, voici la vue que j'ai en ce moment depuis derrière mon Mac:

(oui, je sais, c'est pas sympa pour ceux qui sont pas en vacances... c'est à dire presque tout le monde en ce moment...)
bref.
Debout relativement tôt ce matin -pour moi- avant 8h.
Je quitte l'appartement de Saturn Street en même temps que Patricia qui va bosser; je pose mes deux sacs au bord de la route et j'attends.
J'attends une voiture qui doit m'amener à LAX puis à Palm Springs avec d'autres personnes.
Le chauffeur appelle, il est en retard, traffic sur le freeway. Bon pas si grave, de toute façon je serai à Palm Springs vers midi, donc bien dans les temps pour le screening de SHIPWRECK (au moins en anglais ça va moins merder sur le titre...) à 17h. Ou 5pm vu que c'est les States.
Les américains causent beaucoup et tout est wonderful, mais ça a des côtés sympas parfois: une dame d'une septantaine d'année, voyant mes bagages me souhaite un bon voyage, me demandant où je vais. Oui, sympa, politesse inutile, je pense, mais après avoir vu que j'attends depuis 15mn, elle vient m'offrir un coca bien frais. Enfin, un "American Flag Cola". Don't know what the fuck is that, but that taste like a coke for sure.
Finalement la voiture arrive, avec une bonne demi-heure de retard. Pas de soucis en ce qui me concerne. Le chauffeur descend, sorti de MATRIX, costard et oreillettes (ouais, faut un peu imaginer et faire abstraction de la barbe du monsieur, mais bon, voila). Finalement y a perosnne à aller chercher à LAX, donc voiture pour moi tout seul. Sympa mais du coup c'est pas limo ou une grosse voiture comme dans MAN ON FIRE, mais bon, on ça va aller aussi.
Vu que les ricains causent beaucoup et parfois assez superficiellement quand même, j'appréhende un peu le trajet de 2h30 si Mr. Smith commence à causer de trucs futiles.
Ca commence effectivement, "what did you think of L.A.?", "so much traffic on the freeway" and so on.
Je répond poliment, mérite une nomination (voire même un award) dans la catégorie "Best Actor who looks fakes interest", puis question suivante (je vous le fais en français):
- Dans quelle catégorie est ton film?"
- Dans un programme appelé "The Horror... The Horror..."
- Ah ok, j'ai amené pas mal de réals qui avaient des films sociaux et des comédies romantiques,. mais je me rappelle pas de qqn avec un film d'horreur..
Pause.
Puis Mr. Smith enchaîne:
- Tu connais Rob Zombie?
(brève pensée pour Yannick The Pussy à ce moment là..)
Et donc là, tout va bien, la discussion jusqu'à Palm Springs est tout sauf chiante: on parle de DEVIL'S REJECTS, du retour de Rage Against The Machine (et incidemment de la mort d'Audioslave), de Rammstein et Nine Inch Nails. Très cool ce Mr. Smith au final. Du coup il me dit même qu'il faut pas lui filer de pourboire. Allons, allons Mr. Smith prends ces billets.
Arrivée à Palm Springs. 100 degrés Fahrenheit, ce qui fait plus de 35 degrés. Et ce qui me fait direct penser que, non, on peut pas tourner le western à Almeria en été, par des chaleurs pareilles (au cas où on en doutait encore).

Je vais prendre possession de ma chambre au Pepper Tree Inn.
Puis je vais prendre mon accrédit, me présenter à l'hospitaly suite, dont la responsable a adoré SHIPWRECK THE NAUFRAGE et est sidérée d'apprendre que ça a été tourné sur un lac pour 6'000 dollars.
Direction le Camelot Theatre (un régal pour les journalistes, si ils ont pas aimés les films, non? ah non, peut-être juste en français le jeu de mots..)
Salle numéro 2. Presque pleine, 150 - 200 je pense, pas des masses, mais bon.
Pas de speech avant, on nous demande juste de nous lever. Je me suis assis tout derrière pour une fois, histoire de voir si la salle recule quand Yannick montre son cerveau. On est 4 réals présents sur les 5. Pas de film "Full Horror", mais des trucs sympas et sanguinolants. Dont un truc de loups-garous, réalisé par une allemande, très, très belle photo et aisément celui que je préfère. Y a aussi un film français avec des effets bien sympa, genre Cronenberg et l'oeuf du Face-hugger, mais le script est incompréhensible. Et y aussi HOLLOW de Paul Bickel. Paul, on l'a rencontré au Festival Mauvais Genre en avril et il m'a filé son DVD; on l'a regardé avec Yannick et on pas capté grand chose. Mais c'était très beau et très bien joué.
SHIPWRECK on the screen. Faisait un petit moment que je l'avais pas vu, je me cale au fond du fauteuil, comme toujours craigant les réactions. Ca passe pas mal il me semble. La blague "T'es c-o-n-n-e passe toujours moins bien sous-titrée, ça on le savait. Par contre la tête explosée, ça marche toujours et y a eu 2-3 petits cris.
A la fin on va sur scène pour répondre aux éventuelles questions. Arrivé là, on se dit bonjour avec Paul et on écoute pas le modérateur, et hop le micro est à nous. Il s'agit juste de se présenter visiblement, donc ça va.
Question sympa dans le public (visiblement le DP d'un des autres films du programme) sur mes credits à l'envers. Fait toujours plaisir quand qqn pose une question aussi précise. J'explique et je me retiens de conclure comme un geek en disant que ça fait comme SE7EN et donc que c'est super cool.
Plus de shuttle depuis le ciné, donc je marche une bonne demi-heure; mais avec plaisir: la nuit tombe et putain, c'est beau d'être au milieu du désert dans ces couleurs!

(c'est pas du Michael Mann encore je sais, mais j'ai oublié la Viper à la maison..)
J'achête quelques bières au passage, et cliché numéro 67: le sac en papier pour pas voir qu'on boit de l'alcool:

(et moi ces cornets papiers, ça me fait toujours penser à Terry Noonan dans STATE OF GRACE, donc c'est cool... ben oui, movie freak, je sais...)
Ce qui amène à maintenant, au bord de la piscine, en train de finir une Bud.