mercredi 20 mai 2009

Cannes : mardi 19 (et mercredi 20)

viens de rentrer; fait du bien d'enlever les pompes, j'ai les pieds démolis à force de faire des allers/retours.
hier un truc intéressant, des acheteurs potentiels (qui ont adoré le film) m'ont envoyé un mail, je les ai rencontrés à 14h et ils m'ont exposé leurs conditions. Ca semble intéressants, les gars distribuent les courts nommés aux Oscars, donc visiblement pas des rigolos. Ils m'envoient le contrat après Cannes histoire qu'on regarde tout ça. Mais content d'avoir de l'intéret!
Ensuite tournée du Marché, causé 5mn avec ce prod que je voulais voir; pas grand chose, juste laissé dvd et demandé si des co-prods avec l'Europe peuvent les intéresser. Et aussi peut-être un autre petit truc cool pour la distrib de DEAD BONES, mais je peux pas trop en parler.
Ensuite ce fût la tournée des apéros: pavillon Slovène pour le festival Grossman où on sera peut-être sélectionnés. Ah tiens, ca me fait penser qu'on en a eu une 49ème en Bulgarie! Après les apéros se sont poursuivis mais les horaires et rumeurs ("JCVD au stand belge! ;-)) n'étaient pas toutes correctes. Donc chez les Japs, ça a foiré (au grand malheur de Talal qui fantasmait déjà sur les jupes), les ricains c'était l'arnaque, donc on a fini chez les allemands pour l'apéro Arriflex ("Fuck the Red, Fuck Panavision" disait-on à l'entrée) où je croise notamment Rurik, Douglas Buck et Karim Hussein, qu'on avait rencontré à Sitges. Un sacré personnage visiblement celui-là, très sympa. On devait tous aller manger ensemble, mais on perd Hussein, Morin et les autres.. Après la bouffe on resquille pour la fête Kodak avec Talal et Romain.


Quelques petites bières tranquille sur la plage, avant d'aller se coucher, car projo de BASTERDS à 8h30 (merci Davy!)
Petit truc rigolo à l'arrêt de bus, une miss avec qui on a pris le bus un soir précédent me dit: "hé, je t'ai vu avec ton pote te faire virer de la séance de minuit devant tout le monde!!" ;-)
Ce matin réveil tôt pour aller voir le Quentin. On tire un peu la gueule en sortant avec Talal. Vais pas rentrer dans les détails ici, mais c'est très décevant. Petite bière avec Talal pour débriefer de ce film, puis retour à l'appart, sac, apéro avec Rémi, Guillaume et les proprios, puis direction la Suisse.
Et dans l'ensemble une très bonne première expérience à Cannes et de très bons moments (de geeks pour la plupart) avec Romain, Cyril, Davy, Marie, Hakim, Julien, Sam, Talal et plein d'autres.
Fatigué mais content. PS: et je rigole encore en pensant à la pub pour ASHES TO ASHES..

mardi 19 mai 2009

Cannes : lundi 18

Réveil tôt pour laisser sortir Adan qui repart sur Madrid en passant par Marseille (bon il aura loupé son vol, donc là aux dernières nouvelles il admire toujours le port de Marseille..).

Ensuite traîné par le Marché. Coup de bol j'ai pu réservé une place pour ANTICHRIST de Lars Von Trier. Pas forcément mon cinéaste préféré. Ca doit être son plus beau film plastiquement parlant (ce qui n'est pas forcément difficile vous me direz), mais sinon, c'est un peu un pétard mouillé. Il y a des trucs intéressants, mais un peu long et je m'attendais à plus de dimension fantastique ou horrifique (mais si y a 2-3 trucs joliment crades). Et il y a aussi un petit côté provoc pour la provoc dont je suis rarement fan.

Fin d'après-midi, apéro au SFC, puis sur le toit de l'ancien Noga Hilton, avec Julien et Sam (qui d'ailleurs nous ont pitché un projet car ils cherchent des producteurs...).

En sortant de cet apéro, Annick m'appelle en disant: "laisse tout tomber et viens!" Elle a vu Eli Roth, mais n'avait plus de DVD de DEAD BONES. Elle l'a vu entrer au stand -inaccessible pour nous- Canal+. Je m'y précipite, on demande si il y a qu'une sortie et on décide d'attendre. On verra arriver Lhermitte, Clémentine Célarié, Berléand, Domaison et Johnny, mais on s'en fout.

3h plus tart (!) Eli sort, on lui file le DVD, il ne commente pas le fait qu'Arie soit dessus, mais dit "oh there he is!" en parlant de Ruggero; il nous sert la main, nous dit bravo, qu'il garde le DVD mais qu'il en donnera pas un à Quentin. Par contre il nous indique son hôtel, tant mieux, car sur ce coup-ci les rumeurs différaient. Bon il semblait bien pété, donc on espère qu'il aie pas perdu le disque d'ici la fin de soirée.

Puis je rejoins Talal (SINISTRA et un très beau projet en recherche de financement) qui vient d'arriver et on va boire une bière au Petit Majestic avant de rentrer.

lundi 18 mai 2009

Cannes: dimanche 17

On se lève assez tôt avec Adan, car j'ai rendez-vous à 10h avec Patrick Ferla de la RSR pour un live. Ca se passe chez Radio France, dans le jardin du Martinez. On se pose, Adan prend un café, et moi un jus d'orange. Devinez la facture!

Le live se passe avec Mischa, le boss de SwissFilms et moi-même. Je suis quand même assez étonné d'apprendre que le boss de SwissFilms n'a pas vu DEAD BONES, quand on sait qu'il n'y a pas de films suisses au Festival et qu'il y a 12 courts au Short Film Corner. Il me semblerait pas de trop de voir ces films, mais bon.. Ferla a apprécié le film, je parle de ma première expérience à Cannes, je profite de mentionner le concert de Didier mardi soir et j'arrive même à placer que le DVD sera en vente dès le 1er juin. Après cela je cause 3 mots avec Mischa en lui disant notamment que ce serait bien de considérer Sitges pour la liste des festivals soutenus par SwissFilms.

On va au stand presse pour filer quelques DVDs à certains journalistes. Autant viser haut, tiens: Roger Ebert, Time Magazine, Total Film, etc... Là on croise Rurik de chez Mad avec qui on parle 2 minutes et à qui je file un disque. Rurik est content d'apprendre qu'il verra quelques scènes coupées dans le making of.

L'après-midi on (Adan, Annick et moi) a rendez-vous avec Adrien de Van, qui sera acteur dans LE LAC NOIR, que Peliculas Bravas produit. Bon meetings, Adrien très sympa.

Avec Adan on va ensuite voir DEAD SNOW, les zombies norvégiens sous la neige. C'est très con, beaucoup trop 2ème (voir plus) degré, mais bon c'est ce qu'on avait besoin à cette heure là.

Ensuite apéro, puis le soir on se dirige au cinéma de la plage, en plein air, pour un excellent moment: NEIL YOUNG TRUNK SHOW, par Jonathan Demme. Bon, le "film" est un peu filmé avec les pieds, mais c'est Neil Young, merde!!

Retour à l'appart où on sirote une dernière bière en causant un moment avec Guillaume et Remi, co-locataires et réal et acteur de SURRENDER.

Cannes: samedi 16

bon j'ai déjà écrit ce billet une fois et il a pas été sauvé, ça me gonfle..

mais bon.

donc samedi, journée avec Adan qui est arrivé le jour avant.

Première idée de la journée, aller voir le docu LOVE THE BEAST, réalisé par Eric Bana, sur la Ford Falcon, qui est quand même la voiture de Max Rockatansky, c'est dire si on voulait voir ça! Mais à l'entrée, un abruti à la gueule de prof de ski, qu'on va appeler Gros Con No1, nous refuse l'entrée alors qu'il y a de la place dans la salle. On apprendra plus tard que les filles, elles, ils les laissent rentrer. Medieval on his ass, quoi. On change donc de cinéma pour tenter de rentrer à DELIVER US FROM EVIL de Ole Bornedal, et là c'est les sellers qui nous refusent l'entrée, vu qu'on est pas là pour acheter le film.

Le soir guère plus de chance, Annick nous a trouvé 2 super places pour NE TE RETOURNE PAS de Marina de Van, avec Bellucci et Marceau (à ce sujet super couverture de Paris Match, bravo!!). C'est séance de minuit, donc juste tenue "correcte" et non façon MARCHE DE L'EMPEREUR. On passe un premier contrôle. Un deuxième. Un flic nous dit en se marrant qu'on est optimiste de vouloir rentrer habillés ainsi (t-shirt, jeans, casquette donc) et alors qu'on s'approche des marches, Gros Con No2 arrive en hurlant sur Adan, "c'est pas correcte comme tenue, loin!". On a beau avoir payé un badge, on se fait traiter comme des moins que rien, Gros Con No2 fait des signes de la main, genre "cassez-vous votre place est à la poubelle." Je lui gueule quand même un peu dessus, comme quoi on peut quand même se faire refuser l'entrée avec un minimum de politesse. Ce genre de couillons me fait toujours penser à la scène de Steve Buscemi au parking dans FARGO ("you think you are an authority figure??"). Bref, les flics se marrent assez -mais néanmoins sympas eux- car si ça se trouve ils avaient fait des paris sur nous. Et nous on se retrouve les 2 au milieu de la rue fermée de Cannes, devant le Palais, devant je ne sais combien de personnes derrière les barrières, qui nous regardent. Adan trouve que c'est un peu la honte, moi je regrette juste de pas avoir mis mon t-shirt DEAD BONES vu que les yeux sont sur nous.

On va se consoler avec une bière.

samedi 16 mai 2009

Cannes: Vendredi 15

Batterie quasi naze, donc pas grand chose à dire. Adan arrivé, souper avec lui, Annick et Romain et fin de soirée au Petit Majestic. Sinon, relationnel et donné quelques DVDs. Et vu deux films au Marché: PAINTBALL (Espagne) pas top, mais de très jolis plans séquences; et THE DESCENT 2, lent au démarrage, mais après bien efficace dans sa deuxième moitié, une bonne surprise.

jeudi 14 mai 2009

Cannes: Mercredi 13

La nuit avant le départ fût bien courte: mon imprimante me lâche en cours de route lorsque je veux imprimer mes treatment. Je surfe les forums, presse tous les boutons, rien ni fait. Je me résigne, il va falloir que j'imprime cela à Cannes.

Heureusement le reste est en ordre: flyers recto/verso, nouvelles affiches (dans les deux cas, avec ajout de lauriers) et les dossiers DEAD BONES The feature sont -à l'exception du treatment lui-même donc- imprimés: concept boards, concept design, etc..

Départ à 6h pour Genève.

A l'aéroport j'aperçois Truffer, de la TSR, je l'avais contacté quelques jours, plus tôt, donc je me rappelle à son souvenir et lui file le DVD-tout-beau-tout-neuf de DEAD BONES. Bien qu'il dise ne pas être un grand connaisseur et/ou passionné de cinéma de genre, il trouve intéressant et réfléchi à la possibilité éventuelle de faire quelque chose. Espérons qu'il me recontacte! Il me propose une place dans le taxi qu'il prend, et le patron de Locarno se joint également à nous. Trajet rapide et... gratuit.

Je me rends à l'appart, très joli, avec piscine et tout.

Assez rapidement je descends au Palais des Festivals histoire de prendre mon accrédit. Tout cela va très vite, badge, sac, programmes. Et tout de suite rapidement dans le bain: déjà pas mal de monde et de vas-et-viens. Je vais au Short Film Corner poser mes 2 affiches de DEAD BONES sur le mur à cet effet. Je pose également quelques flyers. L'affiche teaser de DEAD BONES ne fera pas long étant donné qu'on a droit qu'à une seule. Mais bon, fallait bien tenter le coup.

Je croise Romain Basset (BLOODY CURRENT EXCHANGE) et Kevin Lecomte, on échange quelques mots. Puis je fais un premier -très rapide- tour du premier étage du Marché.

Etant donné que MUTANTS ne sort pas en Suisse, je me rends à sa projo (dans le cadre du Marché). A l'entrée je croise Mokrani (BATMAN: ASHES TO ASHES) and Co et Gary, patron du festival Mauvais Genre. Et là je réalise qu'ils ont des invits en plus du badge. Sinon on ne rentre pas. Car je croyais qu'on avait accès aux projos du Marché avec notre badge, mais pas du tout! Bien dommage, car j'avais vu plusieurs films intéressants au programme. Gary me dit d'essayer le stand du distributeur, TF1. Je fais donc demi-tour, tourne en rond pour trouver ce stand, et la miss ne rechigne pas bien longtemps à me donner le carton. Je loupe les 5 premières minutes. Bon j'étais un peu naze de ma courte nuit, donc pas le plus attentif, mais le film est clairement décevant: un script très, très mince.

Retour au Short Film Corner. Je croise Marie Gautier (CAM2CAM), puis Annick, à qui je file DVD et quelques flyers. Annick qui vient "d'apprendre" une nouvelle méthode pour envoyer des scénarios aux acteurs hollywoodiens (Aidan Quinn en l'occurence). Elle s'en va à un screening et moi vais faire un tour sur la plage, au Village International. Sur le chemin c'est déjà la foule, dans 1h il y a la projo de UP et les gens s'entassent derrière les barrières pour apercevoir des stars (bon je pense pas que les acteurs de UP se pointent cela dit). Et c'est fou le nombre de smokings (obligatoire pour les gala screenings); j'ai l'impression d'être en plein remake de LA MARCHE DE L'EMPEREUR. Et plein de monde en smoking qui tiens un petit carton tout pourri qui dit: "un billet pour UP, please."

Au Village, le pavillon suisse étant fermé, je me pose au ricain. En plus ils offrent le wifi, ce qui est bien pratique.

Je décide à me rentrer, pour feuilleter ma paperasse et mes programmes tranquillement à l'appart, afin de remettre le compteur fatigue à zéro. Alyosha (KASTING) me lance un coup de fil, je ne cède pas pour aller boire un coup, et lui aussi semble se dire que c'est une bonne idée de commencer demain en forme.

Le programme de demain me tente pas des masses, vraiment décevant de pas pouvoir aller se faire des films de genre au Marché!! Y a bien le TETRO de Coppola (en sa présence) mais 10h00 ça fait un peu tôt vu que je dois acceuillir mes collegues d'appart, c'est à dire Guillaume Tauveron (SURVIVAL) et son acteur (champion d'Europe de kickboxing, dont j'ai honteusement oublié le nom - et alors que j'écris ces lignes, je n'ai pas le net). Bref, pas sûr de voir des films demain, plutôt aller trainer au SFC et au Marché.

Bon et il faut que je trouve un moyen de filer le DVD de DEAD BONES à Tarantino et Eli Roth, bordel!!

jeudi 20 novembre 2008

Abertoir - Part 4

Dimanche 16

Cette fois pas vraiment le temps d'aller prendre un long repas à l'Academy, donc on passe rapidement chez KFC puis on prend le taxi. Il nous faut être à 14h au cinoche pour la deuxième session de court métrages en compét. D'ailleurs j'ai pas mentionné que la compét est sponsorisée par Carlsberg. Ce qui nous fera dire qu'on va voir les probably best films in the world, évidemment.

Parmis ceux-ci, le court-métrage réalisé par notre compère Alyosha, KASTING.

L'après-midi, avec Yannick ce sera uniquement chill-out et verres, en attendant la remise du prix du public et la projo de MY NAME IS BRUCE, film qui s'annonce assez sympa, le Bruce du titre étant Bruce Campbell.

J'en profite également pour aller demander un autographe à Doug pour filer cela à Alain (qui s'est une fois déguisé en Pinhead donc). Et je dois bien avouer que Doug n'est pas le mec le plus cool du monde. Très froid, franchement j'ai vraiment eu l'air de l'emmerder. Je lui dit que j'étais surpris de pas le voir à MARTYRS vu que Laugier va visiblement réaliser HELLRAISER. Il me dit qu'il était au resto et qu'il pense que c'est les gars de SAW qui vont le faire. Je lui dis que non et là il se lève, genre j'en ai rien à foutre et "it's just a case of it they ask me I'll do it and that's it." Pour le gars qui a dit qu'il pensait que le remake était une très mauvaise idée, voila, je peux pas vraiment dire qu'il aie de la suite dans les idées. Bref, je ne peux que me réjouir de la version à Pascal, sans Pinhead.

MY NAME IS BRUCE. Et bien force est de constater que ce film est drôle 5 minutes et c'est tout. Après c'est assez pathétique franchement. Alyosha ça l'a fait rire et Yannick a dormi pendant quasi tout le film.

Remise du prix Carlsberg (dit comme ça on regrette vraiment de pas l'avoir gagné...) à VADATA, film allemand. Ca va, ça aurait pu être pire, car il y avait vraiment quelques films qui étaient de pures horreurs. Gaz le boss annonce les 5 premiers, et on est donc 4ème sur 17.

La remise (ou non-remise en fait, vu que le gars était pas là) est suivie par une longue séance de "free dvds give-away". Un truc entre le régime scolaire et nazi. Non, sérieux c'était assez bizarre. Les gens qui avaient vu TOUS les films du festival ont du se lever et afin de voir si vraiment ils ne mentaient pas et étaient éligibles pour les meilleurs prix, ils devaient répondre à des questions. Genre, le boss du festival demande: "What did I say when I opened the festival 5 days ago?". Le gars a pas su, il a du s'asseoir. Ensuite pour la "finale", les (mal)heureux qui restaient ont du aller sur scène pour faire leur meilleure imitation de Bruce Campbell. Et le public devait désigner le gagnant.



C'est l'avant dernier qui gagnera, en faisant une superbe imitation de "Argghhh" et cascade par terre et en bas de la scène. Bravo. Ensuite Gaz et son acolyte ont encore balancé des posters dans la salle, manquant d'assomer la moitié du public.

A la sortie de la salle, on aura droit à de nombreux: "I thought your film would win", donc c'est pas mal aussi. Et un gars ("a satanist" comme l'a présenté quelqu'un) me dit se réjouir du long et que les scènes d'action sont vraiment bien foutues. Ok, je prends.

On finit pour la dernière fois au Pier, qui fermera cette fois à 3h du mat, les gars de la sécu comptant les secondes qu'il nous reste pour finir nos pintes.



On se dit tous au revoir en se disant qu'on se reverra certainement dans quelques années pour présenter DEAD BONES the feature.

(big thanks again to Gaz and his festival team, and to Claire and Ruth!!)

Abertoir - Part 3

Samedi 15




Réveil tardif, mais on a quand même bien le temps de retourner à l'Academy pour se manger un petit truc (en l'occurence, burger au ... mouton), avant d'aller à notre projo.

Il doit y avoir une 70aine de spectateurs. A l'entrée on nous distribue des bulletins de vote (notes de 1 à 10) vu que le prix de la compét est en fait celui du public. On remarque bien vite que les italiens ne sont pas dans le coin, tout comme le gars qui voulait absolument voir Ruggero... La projo commence, DEAD BONES en premier. Pas d'applaudissements pour Ken, on est forcément un peu déçus. A peine Ruggero disparaît-il dans son tunnel, que tous les italiens se pointent. Ah bravo le timing! Au final, salle attentive et applaudissement nourris. Mais il faut bien admettre que parmis les autres courts, plusieurs sont quand même très amateurs techniquement.

A la sortie, la soeur Simonetti vient me demander ce qui se passe avant dans le film. Je lui dit que je filerai le DVD à Claudio, car pas vraiment envie de tout lui expliquer comme ça. Elle me dira cependant: "the blood is beautiful!!" Je m'empresse d'envoyer ce message à David: "La soeur de Claudio Simonetti trouve le sang beautiful." Texto auquel Scherer répondra: "le frère à Jean Reno: actors were very expressive!". Sacré boucher de Strasbourg!!

La deuxième italienne viendra s'excuser de son retard, et je lui dit également que je filerai le DVD et qu'ils pourront se faire une petite projo à Rome (avec Asia par exemple, non?). Elle aussi me parlera de la superbe couleur du sang. Bon en même temps c'est pas comme si ils pouvaient causer de l'histoire, vu qu'ils ont pas compris grand chose.

Quelques retours des gars qu'on a rencontré, visiblement ils ont aimé. Et les fans de DAWN ne peuvent s'empêcher de me poser pleins de questions: "how is Ken?" and so on... Sympa.

Quelques bloody marys plus tard, on va voir le show de Doug Bradley, An Evening With Death. Truc très intéressant, voire même touchant par moments. Bradley lit des textes, des poèmes en rapport avec la mort. Il lit également des citations de pières tombales ainsi que des dernières phrases assez comiques. Un bon moment.

Puis vient la projo du film préféré à Lucrezia (costumière de DB): MARTYRS. Perso c'est la 3ème fois que je le vois. Yannick la première. Je pensais que la salle serait pleine vu le buzz du film, mais non. Et pas de Dougie; je pensais pourtant qu'il serait intéressé à voir le boulot du futur réal du remake de HELLRAISER.. Salle bien tendue, mais personne ne quittera le film en route. Pour ma part ce fût ma projo préférée, le film me touche de plus en plus. Je serais pas étonné qu'il finisse tout en haut de mon classement des films de l'année. Vraiment une oeuvre fascinante.

On va en causer longuement avec Yannick autour de quelques Guinness et Carlsberg. Il a également trouvé cela très fort.

La soirée se finira encore une fois au pub du Pier, avec toute l'équipe. Et à nouveau une nuit bien courte.

Abertoir - Part 2


Vendredi 14

On se réveille un peu nazes après une nuit passée sur un centimètre de mousse ou matelas non gonflé et on se met à la recherche d'un endroit où déjeuner (enfin, quasi dîner vu l'heure).



On trouve l'Academy, grand et beau pub avec une carte intéressante et pas trop chère. Pour moi ce sera du mouton à la menthe, je me sens quasi obligé de tester. Et ça valait le coup. On profite également des télés de l'endroit pour voir notre ami Roger se laisser un peu aller.



Puis on part en direction du festival pour aller voir SUSPIRIA, en 35mm et présenté par Claudio.



Ca peut paraître honteux, mais je n'ai vu qu'une seule fois ce film auparavant et en DVD. Et je ne tombe pas à genoux devant. Pas forcément le plus grand fan de cette abondance de couleurs. Là je dois bien dire que sur grand écran et avec toute la largeur du Scope ça fait plus son effet, ça a nettement plus de gueule.

On aperçoit Doug Bradley dans le coin. Doug qui est bien sûr Pinhead / Lead Cenobite dans HELLRAISER, sacré film de ce bon vieux Clive Barker.



On se boit 2-3 coups, puis on se dirige vers la salle de concert, pour Daemonia. Daemonia qui est donc le groupe de Simonetti. Ils jouent principalement des musiques des films d'Argento (SUSPIRIA, PROFONDO ROSSO, TENEBRAE, ..) mais aussi d'autres du genre (DAWN OF THE DEAD, HALLOWEEN, THE EXORCIST, ..).



C'est vraiment un moment cool. On se dit avec Yannick qu'écouter le thème d'HALLOWEEN joué par le compositeur à Argento en présence de Pinhead, franchement il y a pire comme weekend.

Lorsqu'ils jouent le thème de DAWN, une table à quelques mètres de nous hurle de plaisir. Là on se dit: "ok, à eux il faut qu'on leur parle du film et leur file des flyers avec Ken. Ce que je fais à la fin du concert. En fait les gars ont fait un court, ALONE WITH THE DEAD (oui, oui, y a des zombies!). Ils sont tout fous de voir Ken, forcément.

On se dirige vers la ville et on finit la soirée au bar du Pier... bar ouvert 24h le weekend. En plus juste en face du studio, donc ça passe assez bien. On se retrouve avec d'autres spectateurs du festival avec qui on cause un bon moment. Un des gars à qui on parle du film est pas plus impressionné que ça par Ken, mais quand on mentionnera Ruggero, là il dira juste: "I'm there tomorrow, I'm there!!"

On se dirige vers nos lits 5 étoiles vers 5h du mat.

mercredi 19 novembre 2008

Abertoir - Part 1

Après une demi-journée de travail, due à des problèmes de planif, je quitte le bureau le mercredi 12 pour me rendre à Abertoir, festival de films d'horreur au Pays de Galles.

Je rejoins Yannick au buffet de la gare, j'achète le Mad et départ pour Bâle. En feuilletant ce même Mad j'y verrai avec plaisir la pub et une critique relativement bonne pour THE DEVIL'S CHAIR de mon pote Adam.

On atteri à Gatwick, se rend du côté de Russel Square pour prendre nos quartiers à Smart Russel Square, sorte de poulailler à voyageurs.

(genre 24 lits de ce style dans une chambre)


Le gars au desk n'est même pas foutu de nous idiquer encore un pub d'ouvert à 23h30. Pourtant en sortant, on fait 100 mètres et on trouve un truc qui sert des pintes et fait de la bouffe jusqu'à une heure du mat. Notamment des nachos atomisés au fromage, la classe.

Petite nuite, puis on retrouve Alyosha au Britannia pub de la gare de Euston, pour prendre le train qui doit nous amener à Aberystwyth, après 4h30 de voyage.

Arrivés au Pays de Galles -mais on ne sait pas vraiment quand on a passé la frontière, forcément- on ne verra quasi plus que des moutons par la fenêtre. Il y en a un nombre hallucinant!!!

Une fois à la gare, on réalise bien vite -et sous la pluie- que notre hôte, Claire, n'est pas là pour nous acceuillir. En fait Claire -rencontrée sur couchsufring.com- doit nous héberger dans son studio d'art, au bord de l'eau. On va l'attendre au pub, avec quelques pintes, frites et un slippery nipple.



Finalement Claire se pointe avec sa copine Ruth, on boit une bière et on se rend à son studio.



Forcément là, petite surprise; on s'attendait à un studio oui, mais peut-être à peine plus grand... (Et en rentrant du ciné plus tard, on aura pas le courage de gonfler les matelas donc les nuits seront assez rudes au sol, mais voila...)



Les filles nous accompagnent à l'Art Center, à une 20aines de minutes à pied, là où se trouve le festival au milieu du site universitaire. La population est d'Aberystwyth est de 10'000 et quand les étudiants arrivent, ça fait 9'000 habitants de plus, chiffre assez fou. On se pose au bar pour siroter Guinness et Carlsberg. Après un moment les miss retournent en ville et Alyosha va voir je ne sais plus quel film. On reste boire un coup avec Yannick.

Arrive Gareth, le boss du festival (qui a croisé Alyosha) et qui s'approche de notre canapé pour demandé si on est bien les gars de DEAD BONES. Il en revient pas qu'on aie fait tout ce chemin pour venir. Pourtant je lui avais dit; ah ces Gallois, quel manque de confiance tout de même! Bref il est bien content de nous voir et on cause un moment avec lui et un de ses potes, Andrew correspondant pour le magazine... Gorezone (qui nous a sélectionné à Londres il y a un mois). Gareth nous dit ensuite devoir retourner voir ses invités et nous demande si on veut se joindre à lui. Bah, on va pas dire non à l'occasion d'aller boire un coup avec le compositeur d'Argento, non?

Quelques minutes plus tard, on se retrouve donc avec Yannick à une tablée d'italiens. Claudio Simonetti bien sûr, mais aussi sa soeur, la "coach" de MOTHER OF TEARS et les musiciens et techniciens de Daemonia, le groupe à Claudio, qui joue le lendemain. Tablée bien sympa. On leur parle également de DEAD BONES, je distribue quelques flyers. Claudio me dit après un moment: "It's amazing how your actor look like the actor from the movie ZOMBIE..." Je lui explique que c'est lui. Par la suite il parle de Ruggero avec qui il a bossé et je lui dit. "Oh yeah, Ruggero is in the movie too." Ils disent quasi tous vouloir venir voir le film samedi.

Les italiens vont se coucher. Nous on retrouve Alyosha puis retour en ville. Là c'est le défilé de déguisement. La jeunesse d'Aberystwyth a clairement un grain: toutes les filles sont habillés en poupées, avec mini-jupe rose au ras des fesses et beaucoup de gars sont en tenue d'assaut et peintures de guerre.

On boit encore un dernier coup au studio avec Claire et Ruth avant que celles-ci n'aillent prendre leur bus, car elles partent ce weekend pour une remise de diplômes.

jeudi 30 octobre 2008

Dublin/Horrorthon part 3:

Samedi. Réveil relativement tôt avec Loïc pour partir avec Arie faire un tour dans la campagne.

On se rend chez son pote Joe, à une demi-heure environ de Dublin. Après un café bienvenu, Joe, prend le volant et nous emmène dans la campagne, vide et pluvieuse. Et immense. Le genre de balade qu'on ne fait pas à pied. Le genre d'endroit où des gens disparaissent. Et des histoires sur des serials killers se racontent. La maman de Joe -qui l'appelle par hasard- lui dira même: "What in the name of God are you doing up there today?!?"

On verra donc le "lac Guinness", dans l'immense propriété Guinness.



Un lac artificiel censé ressembler à une pinte, le sable de la plage faisant office de mousse.

On s'arrêtera 3-4 fois de plus pour voir une chute, un lac, une tour super célèbre, la mer, etc...




Une bien belle balade, la pluie et le vent ajoutant au charme de l'endroit.

Et Arie jouera également au gardien de cochons sur le chemin.



Retour sur Dublin pour la projo de DEAD BONES. On retrouve les autres.

Sur le chemin des toilettes, je vois un gars prendre en photo son fils, qui se tient fièrement contre le mur à côté du poster de DEAD BONES. J'attends et m'adresses à eux: "You guys are from Arie's family, right?". Of course they are.

Suivent la soeur à Arie, ainsi que plusieurs de ses potes. Il semble même que certains de ses amis lui ont fait la surprise en venant à la projo.



Petite présentation sans micro. L'équipe de THE DISAPEARED, le long qui passe après, est aussi là. On dit 3 mots, Arie dit de quel village il vient (Wicklow si je me trompe pas...) et Ed, le boss du festival nous donne des DVDs à lancer dans le public. J'en ai 2, pour le meilleur et pour le pire: THE RING TWO et THE DESCENT. Tout le monde crie pour avoir un DVD, donc je peux pas m'empêcher avant de les lancer de signaler que j'ai THE RING TWO. Il y a tout de suite moins de demande.

La projo commence avec un son TRES bas. Au générique de début, Arie est applaudi, ainsi que Ken. Mais si le volume reste ainsi, la projo est ratée, c'est clair. Je sors parler au projectionniste afin de corriger cela. Arie sursautera plusieurs fois pendant le film, ce qui est bon signe. Applaudissement bien nourris à la fin et Arie relance une deuxième vague d'applaudissements à la fin du générique, avec un yeaaaaahhhh bien fort.

On reste pour THE DISAPEARED (pour lequel il faudra du coup baisser le son, car on avait l'impression qu'un troupeau de T-Rex attaquaients alors qu'à l'écran il se passait quasi rien). Franchement pas terrible. Assez décalqué sur THE SIXTH SENSE et ORFANATO. Et je suis déjà pas très fan de ces deux films. Arie -qui n'avait pas encore vu la version finale- se retourne vers moi au début du film et me dit être bien content de l'amazing soundtrack. "Fucking amazing" me dit-il. Il semble content.

On boit des pintes avec ses potes, puis on se dirige dans un petit bistro italien pour manger. Bien sympa que de manger et faire connaissance avec ses potes et sa famille. On apprend notamment comment Joe a connu Arie, c'est-à-dire en le faisant tomber à vélo dans le caniveau et en se faisant engueuler par Papa Verveen.

On fera aussi la connaissance de Billy Meier, mais ça c'est une autre histoire.

La soirée ne durera pas très longtemps, celle du soir d'avant ayant été pas mal, et les amis et famille à Arie devant encore prendre la route. On se dit tous au revoir en disant à tout le monde qu'on espère bien les revoir à la première du long.

Avec Annick on retrouve les 4 autres au Film Institute. Ils sortent de MARTYRS et je suis bien intéressé à avoir leurs avis. Discussion autour de Guinness.

Dernières bières chez O'Brien où il y a plus d'ambiance que le premier jour, weekend oblige.

Alors qu'Annick, Seb et Sven dorment, Lukas, Loïc et moi aurons encore l'idée assez bizarre de retourner chez Ricky's pour se prendre burgers et onion rings et manger cela au réfectoire, noyé dans plein de sauce brune. Sous les yeux de l'étonnant type qui ne semble être ici que pour faire la vaisselle et boire du thé.


Dimanche.

Retour sur Zurich, pas grand chose à signaler. (j'updaterai ce post avec des photos plus tard, car pour l'instant, ça bug...)

lundi 27 octobre 2008

Dublin/Horrorthon part 2: pubs, bars and dwarves ... (or at least one..)

Vendredi.

Réveil relativement tardif. On demande au gars de l'hotel, aka Mickey Rourke, aka Bobby Six Killer, où déjeuner. Il nous envoie au West Coast Coffee. Ca commence pas mal, il y a un "almost traditionnal irish breakfast" pour un prix raisonnable. On commande. Et on apprend qu'il se fait au micro-ondes ce déjeuner. D'où le almost je suppose. Mais bon, ça reste correct et ça remplit pour un moment. Et la miss à la "cuisine" est sympa, ce qui débute bien notre journée.

Petit passage par la poste -qui vaut le coup d'oeil- pour envoyer des dvds en France.

Ensuite, on se décide à marcher jusqu'à la mer, traîner un peu dans les rues, voir la ville. Promenade d'une bonne heure et demie, sympa. Avec Lukas on sera tenté à tous les coins de rues de rentrer dans un pub. Mais on se retient pour nos compagnons qui semblent préférer voir de l'eau salée à boire de la Guinness.



Quoiqu'il en soit c'est bien cool de voir ces petites rues, ces maisons, ces jardins, etc... On arrive au "bord" de la mer, qui est en fait bien loin, car la marée est bien basse. C'est pas St-Trop, mais ça a probablement plus de charme. On regarde l'heure et se décide à retourner au centre, car ils passent EVIL DEAD 2 au Horrorthon. A côté de l'arrêt de bus on trouve un pub dont le nom m'échappe (non, pas chez Molly..) et on va s'en jeter une.



EVIL DEAD 2. Fait un peu chier que ce soit pas la copie 35mm et un peu chier que ce soit pas précisé sur le programme. Donc suis un peu frustré (fâché?) pendant une dizaine de minutes, mais bien vite tout ça laisse place à ce grand moment de bonheur qu'est ce film. Et lorsque Ash s'équipe et balance son groovy, la salle éclate en applaudissement et en cris. La grande classe.



On se pose ensuite au bar de l'Irish Film Institute, pour attendre Annick, puis Arie. Les deux auront un peu de retard, mais finiront par arriver. Arie pensait venir pour 1-2 Guinness, mais en sortant de l'IFI, il prend un lit dans le même hotel que nous, histoire de ne pas devoir conduire pour rentrer chez lui (en dehors de Dublin). Là on commence un (petit) pub crawl. Arie nous emmène dans un pub dont il se souvient, aucune idée du nom, deux étages, et bien plein! Le premier jour j'étais étonné de ne pas avoir de trèfle sur ma mousse, et visiblement c'est un truc récent, car Arie fût tout aussi étonné de cela.

L'endroit suivant est assez incroyable. C'est plus un pub, c'est un château. Immense. Plusieurs étages, plusieurs salles. Difficile de prendre des photos qui rendent vraiment justice. Sur le web, j'ai trouvé cela pour un aperçu:



Arie, comme à son habitude, ne tient pas à en place et donc on bouge. On se rend au bar du Shelbourne Hotel, 5 étoiles. Le genre d'endroit qui au toilettes à des serviettes quasi en tissu (comme au Beaurivage, quoi). 2 lounges, un salon, un bar. Et un petit bonhomme qu'on surnommera le nain de Twin Peaks et qui nous fera rire pour un sacré moment. Endroit bien sympathique. On voit aussi la fausse Laura Palmer. Annick commence à être bien fatiguée, donc Arie la raccompagne à l'hotel. Arie nous dira à plusieurs reprise que Dublin n'est pas une ville sûre si on s'éloigne du quartier de Temple Bar. Il dit se sentir plus en sécurité à New York. On reste avec Lolic et Lukas et Arie nous rejoindra un peu plus tard, une fois Annick "en sécurité". Ils finissent par gentiment nous faire comprendre qu'il faut partir, car c'est l'heure et qu'on n'est pas résident de l'hotel (j'ose pas imaginer le prix de la nuit) et donc on se trouve un dernier endroit pour une dernière Guinness. Un mix de pub, disco, bar assez bizarre et très bruyant. Avec Arie on cause de tout et de rien, du film, du futur long, etc..

On rentre à l'hotel, on est tout sauf silencieux, et un sale fou rire nous prend et aura probablement réveillé le reste de la chambre.

Ce devait être à cause du nain de Twin Peaks.

vendredi 24 octobre 2008

Dublin/Horrorthon part 1: Foking weather

Départ pour Dublin jeudi pour présenter DEAD BONES au Horrorthon. Ca commence par le mauvais train. Je prends celui qui part sur Zurich. Je me rends assez vite compte de mon erreur et peux rejoindre Loïc et Lukas à Bienne.

A l'aéroport une bande de voyous habillés en orange fluo nous passe devant. Des petits gars qui ont foutu une raclée au FC Bâle semblerait-il.



Après le check-in (ou contrôle anti-Oussama comme dit l'un de nous) on se pose au bar et on est rejoint par Seb et son pote Sven.

On rentre dans l'avion Ryanair. Et là, le choc. On a l'impression que l'avion est construit en Legos. Couleurs affreuses, jaune et bleu, on se tire un peu des balles. S'ajoute à cela une musique qui semble direct sortie du mode "pause" de SuperMario. Mais on y croit néanmoins, on va arriver à Dublin. Bloody Mary traditionnel en plein vol. Puis vient la descente. Et là, putain, ça vente! Aucun de nous 5 n'a jamais vécu pareil atterrissage. Ca bouge dans tous les sens, le pilote remets des gaz toutes les 3 secondes... On atterit sans problème, mais bon, on se sera quand même posés des questions. Loic -probablement sous le coup de l'émotion- rend le Mad Movies au stewart au lieu du journal Ryanair.

Bus direction l'hôtel. Enfin, hôtel c'est un bien grand mot, là on a un dortoir, le batiment est forcément en travaux et le petit-déjeuner annoncé sur leur site, on réalise bien vite qu'il va pas falloir y compter.

On se met en route pour trouver où manger. On oublie le pub, visiblement trop cher, pour aller chez Ricky Burger. Mouais..... On va pas trop faire de commentaires sur les doubles deckers et autres champignons en friture.

Ensuite petite balade, puis pub et bonne grande Guinness.

Je téléphone à Arie (avec le téléphone à Loic, car en ce qui me concerne, c'est toujours fuck Orange à l'étranger), il me dit qu'il nous rejoint le lendemain.

On finira la journée chez O'Brien à boire quelques pintes et manger de la bouffe à la carte. Moi j'ai bien les chicken wings commandées. Sven commande du poulet il se retrouve avec une soupe au poulet et Seb un suprême de poulet, il se retrouve avec de la panure.


Quant à la bouffe traditionnelle commandée par Lukas.... une image vaut 1000 mots, non?



Ensuite direction le Irish Film Institute où a lieu le Horrorthon.



On va voir BAD BIOLOGY, film très underground. Ca narre les aventures d'une fille qui a 7 clitoris et d'un mec dont.... le zizi se barre littéralement en couilles. Ca rigole pas mal dans la salle, forcément. Mais franchement Berne n'a pas à se plaindre de recevoir des dossiers de westerns cannibales si vous voulez mon avis.

On se rentre car là journée a quand même été bien longue. Et là j'écris ces mots dans la petite cuisine/living room, où un gars regarde une tv enneigées et où un mec fait la vaisselle depuis bientôt 20 minutes. Le Wi-fi fonctionne forcément pas, je tâcherai de poster cela demain.

Ah et il pleut.

lundi 20 octobre 2008

Fête du ciné

Il y avait fête du ciné et projo équipe au menu de ce weekend. Commencé vendredi soir avec la "cérémonie" d'ouverture de la Fête du Cinéma de Neuchâtel. Avais gagné des places par la BCN et ai aussi été invité (je suppose vu que DEAD BONES passait à la Fête), donc y suis allé avec Alain et Pascal.

Bon après Sitges, ça change un peu ce genre de cérémonie. L'apéro consistait en : cacahuètes, jus d'orange et vin blanc. On venait pas forcément pour l'apéro, mais là carrément un peu glauque. J'en profite pour dire bonjour à la miss avec qui j'ai eu contact pour la projo de DEAD BONES et j'en profite aussi pour me présenter à la directrice de la culture de Neuch, qui m'a cité dans son édito pour le journal de la fête, mais je dois bien avouer qu'elle ne semblait pas vraiment savoir qui j'étais, bizarre.

DEAD BONES est cité pendant le speech d'ouverture et donc Pascal fait office de groupie à ce moment-là en criant et applaudissant. Il était évidemment seul, mais ça fait plaisir!

Le film projeté est MARCELLO, MARCELLO de Denis Rabaglia, film léger, sympa mais qui ne va probablement pas me marquer. Ca regorge tellement de couchers de soleil qu'à mi-film, Alain me chuchotte: "ils foutaient quoi la journée sur le tournage?". C'est un peu notre Tony Scott à nous, Rabaglia. Le jeune acteur principal tient excellement bien le film, ce qui n'est jamais gagné. A la fin, le public est heureux et le dit.

Samedi 13h, projo du final cut pour l'équipe. Enfin!

On est une trentaine, les acteurs manquent au rendez-vous, mais fait plaisir de se revoir et même de se rencontrer pour certains. L'Apollo 1 à un haut-parleur qui grésille, je m'attendais à ce que Spock, notre sound designer sorte son marteau, mais non. Et projo un peu sombre, la scène des couloirs/grottes en souffre.

On se rend tous aux Brasseurs pour boire un coup et manger qqch. La patronne se demande si c'est une sortie de boîte. On lui explique, lui montre le flyer. Elle trouve Arie mignon demande pourquoi il est pas là. On ré-explique, demande si on peut faire sauter l'addition. Sans succès forcément. Les gens s'en vont gentiment, avec Sam on fera non-stop jusqu'à la projo de DEAD BONES à 1h30 dans le cadre de la carte blanche au NIFFF. Changement de crêmerie, on va au Chauff, on y retrouve Lulu, Juls et Fred. Je passe à l'eau quelques heures histoire de pas dire trop de conneries dans mon speech de présentation. On convainc Juls et Lulu de venir voir DEAD BONES et MARTYRS.



Une quarantaine de personnes dans la salle, je m'attendais pas forcément à beaucoup plus. Une fois devant le public, je cède et parle d'Ananas, un (private) joke depuis la fête DEAD BONES à Sitges.

Le film passe pas trop mal je crois, mais derrière moi j'ai 3 types qui ont visiblement bien fêté et parlent pendant TOUT le film. Visiblement ils ont pas capté que des gens de l'équipe sont assis devant eux. Ou alors ils s'en tapent. A la fin je me retourne et leur demande "vous avez pas des masses aimé, vous non?" Réponse: "si ça va." Pas vraiment enthousiastes quoi. Ils se demandent où les grottes ont été tounrées, je leur répond et là encore ils semblent pas comprendre pourquoi je sais cela. "Comme quoi on peut faire des trucs au Vully" disent-ils. A mon avis ces 3 mecs doivent déjà avoir oublié notre film.

On enchaîne sur MARTYRS. Cotent de l'avoir revu. Ai toujours des réserves, mais merde c'est un cinéma qui interroge quand même plus que le dernier Hanks/Ryan... Par contre j'en connais une qui aurait préféré ne jamais voir ce film...

lundi 13 octobre 2008

Back from Sitges...

Et donc premièrement désolé pour l'abandon du blog. Je le prévoyais un peu, mais pas à ce point.

Premier truc a été le problème pour les photos et ensuite évidemment, d'avoir avec moi pour cette projo incroyable beaucoup d'amis, ça a fait beaucoup à gérer. Beaucoup d'émotion, peu de libre et soyons honnêtes aussi beaucoup de bières.. Et au final plus vraiment trouvé le temps pour raconter tout ce qui arrivait.

Mais bilan TRES positif. Au niveau personnel et au niveau professionnel. A ce deuxième niveau, le mérite me revient vraiment pas, il revient à Annick qui a fait -sans surprise- son super travail de promo.

Et donc au final je rentre épuisé de Sitges, mais plein de motivation et d'espoir pour la suite, DEAD BONES le long, et les suivants.

Et demain, tranquille au bureau, je tenterai de faire un petit compte rendu ici, néanmoins!!

Merci à ceux qui m'ont suivi les premiers jours et désolé aussi...